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Actions mixtes

Depuis 2020 : Nouvelle règle de gestion

Les actions de DPC suivies les dimanches et jours fériés ne donneront plus lieu au versement d'une indemnisation pour perte de ressources aux professionnels de santé.

Prochainement disponible

Programmes de DPC mixtes disponibles pour une soirée de trois heures en présentielle et de deux heures en ligne pour toute association intéressée
Indemnisation des participants médecins : 180 euros
Si l’un de ces thèmes correspond ou pourrait correspondre à votre programme annuel contactez-nous, nous pourrions vous proposer de vous accompagner pour la réalisation de cette action

Pour connaître les conditions générales et les conditions spécifiques de ces actions : CLIQUEZ ICI

 

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Un partage gagnant-gagnant

I. Activité physique et maladies chroniques : une question de motivation

De nombreuses études permettent d’affirmer qu’une activité physique régulière est associée chez l’adulte à la réduction d’un certain nombre de risques :

Objectifs spécifiques

  1. Identifier les bienfaits de l’activité physique sur les différents facteurs de risque et maladies chroniques.
  2. Définir les caractéristiques d’une activité physique adaptée (APA) à la pathologie et les modalités de mise en œuvre.
  3. Identifier les outils de l’entretien motivationnel pour améliorer la communication avec le patient.
  4. Prescrire une APA au patient compte tenu de sa pathologie, de ses attentes et de son contexte.

 

II. Diagnostic précoce des tumeurs cutanées en médecine de premier recours

Le nombre de nouveaux cas de cancers de la peau a plus que triplé entre 1980 et 2012. Les carcinomes représentent 90 % des cancers cutanés diagnostiqués en France. Moins fréquents, les mélanomes sont les plus dangereux du fait de leur fort potentiel métastasique. En 2017, 14 325 mélanomes ont été responsables de 1773 décès. Ce cancer représente près de 4 % de l’ensemble des cancers incidents et 1,2 % des décès par cancer, tous sexes confondus. C’est l’un des cancers dont l’incidence comme la mortalité ont significativement augmenté sur la période 1980-2012 {INCA}. L’augmentation de l’incidence des cancers cutanés peut s’expliquer par le vieillissement de la population et le développement des comportements à risque en matière d’exposition solaire ces cinquante dernières années.

Objectifs spécifiques
A l’issue de cette action les participants doivent être capables de :

  1. Rechercher des facteurs de risque de tumeurs cutanées avant un examen cutané systématique ;
  2. Identifier les différents types de cancers cutanés non-mélanome ;
  3. Repérer les lésions suspectes de mélanome lors d’un examen cutané systématique ;
  4. Évaluer l’apport de la dermoscopie pour la détection du mélanome et l’intérêt d’une formation spécifique ;
  5. Connaitre et diffuser auprès des patients des mesures efficaces pour la prévention des cancers cutanés ;
  6. Informer les patients pour qu’ils puissent identifier une lésion mélanocytaire suspecte ou s’identifier comme sujet à risque.

 

III. Endométriose : repérer et informer — Rôle du médecin généraliste

Actuellement, on estime qu’il faut entre sept et neuf ans à une femme souffrant d’endométriose pour obtenir un diagnostic en sachant qu’une femme sur dix en est atteinte À l’avenir, les signes de la maladie devront être recherchés de façon systématique chez les jeunes filles lors des nouvelles consultations médicales désormais obligatoires pour les 11-13 ans et les 15-16 ans. C’est en effet à l’adolescence, au moment des premières règles, que l’endométriose se déclenche.

Tous les cas d’endométriose ne se traduisent pas forcément par des douleurs, mais s’il y a bien un symptôme qui doit faire suspecter systématiquement la maladie, ce sont des règles anormalement douloureuses. Or, les règles étant douloureuses par nature et que par ailleurs tout le monde n’a pas les mêmes seuils de tolérance à la douleur, ce symptôme n’est pas toujours correctement pris en compte.

Objectifs spécifiques
A l’issue de cette action les participants doivent être en mesure de :

  1. Hiérarchiser les examens de 1ère, 2ème et 3ème intention pour établir le diagnostic d’endométriose.
  2. Prescrire les traitements médicaux avant ou après chirurgie.
  3. Décrire les éléments susceptibles de bénéficier d’une intervention chirurgicale.
  4. Lister les différentes complications et comment les identifier
  5. Mettre en place un dialogue d’information avec la jeune fille ou la femme.

 

 

IV. Épaule douloureuse. Faire les bons choix

En dehors de pathologies aigues ou traumatiques 70% des conflits sous-acromiaux vont évoluer de façon satisfaisante avec une prise en charge conservatrice. Les recommandations et consensus proposent en première intention un traitement conservateur, Comparativement au traitement non chirurgical, la chirurgie n’offrirait, sur une période allant jusqu’à un an, que peu ou pas de bénéfices chez les personnes souffrant de rupture symptomatique de la coiffe des rotateurs. Mais les différentes méta analyses peinent à démontrer clairement la supériorité d’un traitement conservateur par rapport

Objectifs spécifiques
A l’issue de cette action les participants doivent être capables de :

  1. Identifier les critères d’urgence justifiant un avis spécialisé et une prise en charge spécifique (drapeaux rouges).
  2. Pratiquer un examen systématique de l’épaule.
  3. Définir les indications des différents examens d’imagerie complémentaires compte tenu du contexte et des données de l’examen.
  4. Définir un plan de traitement.
  5. Reconnaître une origine professionnelle pour établir un certificat de demande de reconnaissance de maladie professionnelle.

 

V. Épisode dépressif caractéristique de l’adulte : repérer et accompagner

En 2017 près d’une personne sur dix, entre 18 et 75 ans, avait vécu un épisode dépressif caractérisé (EDC) au cours des 12 derniers mois. Les femmes, notamment celles âgées de 35-44 ans, les personnes de moins de 45 ans, les chômeurs et autres inactifs, les personnes veuves ou divorcées et les personnes déclarant de faibles revenus présentaient les niveaux de prévalence les plus élevés.
Le diagnostic d’un EDC est clinique associant :

– Au moins deux symptômes principaux (humeur dépressive ; perte d’intérêt, abattement ; perte d’énergie, augmentation de la fatigabilité) ;

– À au moins deux des autres symptômes suivants (concentration et attention réduite ; diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi ; sentiment de culpabilité et d’inutilité ; perspectives négatives et pessimistes pour le futur ; idées et comportement suicidaires ; troubles du sommeil ; perte d’appétit).

Ces symptômes doivent être présents durant une période minimum de 2 semaines, et chacun d’entre eux à un degré de sévérité certain, presque tous les jours ; avoir représenté un changement par rapport au fonctionnement antérieur (professionnel, social, familial) et induire une détresse significative.

Objectifs spécifiques
A l’issue de cette action les participants doivent être capables de :

  1. Faire un diagnostic clinique d’épisode dépressif caractérisé ;
  2. Évaluer la sévérité d’un épisode dépressif caractérisé ;
  3. Évaluer le risque suicidaire ;
  4. Définir avec le patient un projet thérapeutique

 

VI. Mésusage de l’alcool : repérer et accompagner. Rôle du médecin généraliste

L’abstinence est l’objectif approprié pour la plupart des personnes souffrant de dépendance à l’alcool et celles qui en abusent et ont une importante comorbidité psychiatrique ou physique telles que la dépression ou une maladie du foie. Mais au-delà des débats entre sevrage ou réduction de la consommation l’accompagnement thérapeutique a pour objectif premier d’améliorer la santé des patients souffrant d’un trouble d’usage de l’alcool . Les principes motivationnels et le choix partagé du patient sont les éléments essentiels de la décision entre sevrage ou simple réduction de la consommation et de la prise en charge . Alors que près de 50 % des sujets relevant de troubles addictifs avec l’alcool règlent leurs difficultés sans l’aide de personne , Il apparaît nécessaire de s’appuyer sur des interventions brèves permettant d’entrer dans une démarche de soin, et des interventions médicamenteuses et psychosociales, évaluées comme efficaces pour accompagner des processus de changement des consommations problématiques.

Objectifs spécifiques

  1. Repérer les patients à risque de mésusage d’alcool.
  2. Évaluer la sévérité du mésusage d’alcool.
  3. Identifier les répercussions du mésusage d’alcool.
  4. Définir avec le patient les modalités du changement pour une stratégie de diminution des risques

 

VII. Les céphalées chroniques quotidiennes : un problème sociétal important

Les céphalées primaires, dont la migraine, font partie des douleurs chroniques les plus fréquentes à côté des lombalgies, lomboradiculalgies, douleurs neuropathiques et arthrosiques. Selon la classification de l’International Headache Society (IHS) les céphalées chroniques quotidiennes (CCQ) constituent un ensemble hétérogène défini par la présence de céphalées plus de 15 jours par mois et plus de 4 heures par jour en l’absence de traitement depuis plus de 3 mois et ceci sans substratum lésionnel ou symptomatique :

Objectifs spécifiques
A l’issue de cette formation les participants doivent être capables de :

  1. Identifier les éléments devant faire suspecter une CCQ secondaire ;
  2. Identifier les critères diagnostiques d’une migraine chronique ;
  3. Identifier les critères diagnostiques d’une céphalée de tension chronique ;
  4. Définir avec le patient les modalités de prise en charge non médicamenteuses
  5. Définir avec le patient les modalités d’un traitement de fond adapté.

 

IIX. Dépistage du cancer colorectal (CCR) : un enjeu de santé publique

Le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et 2e cancer en termes de mortalité tous sexes confondus. En 2012 le nombre de nouveaux cas estimés était de 42 152 (23 226 chez l’homme et 18 926 chez la femme. A côté des maladies inflammatoires intestinales, des antécédents personnels et/ou familiaux ou d’une prédisposition génétique, l’âge est le principal facteur de risque. 90 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués à partir de 50 ans. L’âge médian au diagnostic et de 71 ans chez l’homme et 75 ans chez la femme. Le nombre de décès par cancer colo-rectal était estimé en 2012 à 17 222 (9275 chez l’homme 8447 chez la femme) avec un taux de mortalité standardisé de 13,3 /100 000 chez l’homme est 7,9 /100 000 chez la femme. Le risque d’avoir un cancer colorectal dans la population âgée de 50 à 74 ans sans autre facteur de risque que l’âge a été estimé à 3,5 %

La plupart de ces cancers font suite dans 60 à 80% des cas à des polypes adénomateux, lésions bénignes qui se manifestent par la présence de sang dans les selles. La détection de ces lésions chez les sujets asymptomatiques et leur exérèse avant qu’elles ne se transforment en cancer ont permis en 10 ans une diminution de l’incidence du CCR d’environ 15 à 18% et de la mortalité de 20 %.

Objectifs spécifiques
A l’issue de ce programme les participants doivent être capables de :

  1. Définir la modalité de dépistage la plus adaptée du CCR compte tenu du niveau de risque de la personne.
  2. Identifier les réticences et freins éventuels au dépistage du CCR.
  3. Informer la personne sur les avantages du dépistage du CCR, ses limites, ses modalités.
  4. Définir avec le (la) patient(e) les modalités de suivi dans un processus de partage de la décision.

 

IX. Dégradation de la fonction rénale. Évaluation et suivi par le médecin généraliste

La maladie rénale chronique avec un débit de filtration glomérulaire (DFG) de moins de 60ml/mn/1,73m. pendant plus de 3 mois est une maladie fréquente et grave à forts enjeux de santé publique. On estime que 7 à 10% de la population française présenterait une atteinte rénale et plus de 20% des gens de plus de 65 ans. Le dépistage reste insuffisant. A peine 25% de ceux touchés par l’IRC, définie par une diminution progressive et irréversible du DFG en sont informés.

L’existence d’une maladie rénale chronique augmente le risque de maladies cardiovasculaires et de mortalité cardiovasculaire. Ces deux pathologies – causales et/ou associées – sont responsables d’une épidémie : la maladie rénale chronique (MRC). Un individu de 70 ans à 70 fois plus de risques d’avoir une IRC qu’un individu de 40 ans. La plupart des patients atteints de MRC mourront de complications cardiovasculaires avant d’en arriver au stade d’insuffisance rénale terminale. Le dépistage est simple et peu onéreux.

Objectifs spécifiques

  1. Identifier les facteurs de risque de maladie rénale chronique.
  2. Évaluer le stade de maladie rénale chronique chez les patients ayant des facteurs de risque.
  3. Identifier une situation nécessitant une prise en charge spécialisée.
  4. Surveiller les patients atteints d’insuffisance rénale en prenant en charge leurs pathologies cardio-vasculaires et le risque d’aggravation susceptible d’être générée par diverses pathologies, et divers traitements médicamenteux.
  5. Informer le patient pour convenir avec lui d’objectifs partagés pour prévenir la dégradation de sa fonction rénale et améliorer sa qualité de vie.