Du 15 mars 2024 au 15 juin 2024 : La juste prescription des opioïdes dans les douleurs chroniques cancéreuses
Action ANDPC n°

« Pendant longtemps, la douleur a été vécue comme une fatalité. L’évolution des

connaissances nous donne aujourd’hui des moyens importants, permettant de réduire

dans des proportions considérables la douleur des patients. »
Cette phrase de Bernard Kouchner en introduction de premier plan d’action contre la douleur, il y a 25 ans, reste d’actualité. Le médecin généraliste est en première ligne dans la lutte contre la douleur, lutte où les opioïdes ont un rôle majeur pour les douleurs avec un score à l’échelle numérique ≥ 6/10. Nous prescrivons 86,3 % des opioïdes faibles, tels que tramadol, codéine ou poudre d’opium, et 88,7 % des opioïdes forts, tels que morphine, oxycodone ou fentanyl. Ils agissent contre les douleurs d’origine nociceptive, le tramadol ayant en plus un effet monoaminergique. Deux écueils nous menacent : un soulagement incomplet de la douleur et une sous-estimation des effets indésirables (abus, mésusage, surdosage, intoxication, hospitalisations, décès).

 

Entre 2006 et 2017, la consommation globale des opioïdes faibles est restée relativement stable. Le retrait du dextropropoxyphène en 2011 a été accompagné de l’augmentation de la consommation des autres opioïdes faibles et en particulier du tramadol. Il devient l’antalgique opioïde le plus consommé (forts et faibles confondus) avec une augmentation de plus de 68 % entre 2006 et 2017, la prescription d’opioïdes forts a augmenté d’environ 150 %. L’oxycodone est l’antalgique opioïde qui marque l’augmentation la plus importante. On observe une augmentation du mésusage, ainsi que des intoxications et des décès liés à l’utilisation des antalgiques opioïdes, qu’ils soient faibles (par exemple le tramadol, la codéine et la poudre d’opium) ou forts (par exemple la morphine, l’oxycodone et le fentanyl). Cependant, la situation n’est pas comparable avec celle observée aux États-Unis et au Canada. Cette formation poursuit les objectifs de la récente recommandation de la Haute Autorité de Santé : porter une réflexion globale sur les médicaments opioïdes et promouvoir leurs bons usages.

Objectifs :

I.  Objectif général

 

L’objectif général de ce projet est de permettre aux participants de s’approprier les bonnes règles de prescription des antalgiques opioïdes chez l’adulte souffrant d’une douleur chronique d’origine cancéreuse compte tenu de la situation du patient, leur surveillance et l’information à partager avec le patient.

 

  1. II.   Objectifs spécifiques

À l’issue de cette action les participants doivent être en mesure de :

  1. Évaluer l’intensité de la douleur
  2. Reconnaître une douleur neuropathique ou à composante neuropathique
  3. Connaître les différentes molécules, leur efficacité et leurs risques. 
  4. Prescrire dans le cadre d’une douleur chronique d’origine cancéreuse.
  5. Informer et partager la décision avec le patient.
  6. Prendre en charge un mésusage, un surdosage.

Délais de rétractation :
Selon le règlement intérieur (RI) des formations de la SFDRMG (cliquez pour consulter)

Contact :
sfdrmg.secretariat@gmail.com
Tél : 01.43.04.56.59 du lundi au jeudi de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00 et le vendredi de 9h00 à 12h00

Accessibilité aux personnes handicapées :
Contactez notre secrétariat pour obtenir les dispositions pour l'accès des personnes en situation de handicap.

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Dernière mise à jour : 27/04/2023 06:24:45